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21 octobre 2021

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Grosse semaine de manifestation depuis le début du mois

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Tout comme pour la réforme des retraites, le gouvernement a proposé un nouveau décret portant sur la réforme de l’assurance chômage (application prévue le 1er octobre). Selon les syndicats, cela dégrade le niveau des allocations et les droits, créant de fortes inégalités entre les allocataires. Pour des personnes alternant périodes de chômage et contrats courts, ce serait à eux de faire pression sur le patronat pour obtenir de meilleures conditions d’emploi.

Quelques jours après le mouvement des retraités contre la précarité, les syndicats ont appelé à une manifestation unifiée dans toute la France, le 5 octobre.

À Paris, ils étaient 25 000 à se mobiliser dans le calme.  Au total, 85 400 personnes ont manifesté en France selon le ministère de l’intérieur, 160 000 selon la CGT. La question des salaires et les réformes de l’assurance-chômage et des retraites étaient au centre des revendications.

Pourquoi cette mobilisation?

L’union syndicale de la fonction publique (CGT, FO, FSY, Solidaires et FA-FP) a demandé aux fonctionnaires et agents publics de faire grève. Ils ciblaient la réforme de l’assurance chômage en particulier, demandant au secteur privé de se joindre à eux.

Depuis des années, les politiques publiques ont impacté les conditions de travail et le pouvoir d’achat. Pour y remédier, les fonctionnaires et agents publics demandent:

  • une augmentation générale des salaires par la revalorisation du point d’indice.
  • L’amélioration de la grille indiciaire et les mesures fortes pour gagner l’égalité professionnelle.
  • L’arrêt des suppressions de postes et des recrutements partout où c’est nécessaire
  • L’abandon du projet de loi 3DS, des restructurations et le maintien et le développement de services publics de proximité
  • L’arrêt des emplois précaires et la mise en place d’un plan massif de titularisation et/ou de CDI.
  • L’engagement que la réforme portant sur un régime universel des retraites ou la remise en cause des régimes spéciaux est abandonnée.

En cette période difficile liée à la crise sanitaire, la santé de la population et des salarié est au centre des débats. Toutefois, la vaccination ne doit pas peser en tant que sanction sur le plan professionnel.  Suite au projet de loi et ses applications depuis le 15 septembre, les mobilisations augmentent dans la fonction publique pour en obtenir le retrait.

Manifestation  parisienne

La Préfecture a d’abord refusé un premier itinéraire devant se rendre à la Concorde. Selon la CGT, il semblerait que la proximité des ministères et de la place Vendôme en soit la raison. Elle dénonçait d’ailleurs une entrave à manifester.

Finalement, le cortège est parti à 14h de la République (75010) pour se rendre Chaussée d’Antin (75009) passant par le Bd Magenta et la rue Lafayette. Liée à la crise qui a entraîné la suppression de 12 000 emplois,  cette grève générale du 5 octobre a produit des perturbations dans les transports en commun et des décrochages dans l’administration. La manifestation très entourée par les forces de l’ordre, s’est déroulée dans le calme.

Slogans et revendications

Sur la banderole de tête, on pouvait lire:  » Retraites, salaires, services publics, assurance-chômage, non à la régression sociale, non au passe sanitaire comme outil de répression ». On pouvait entendre des slogans comme: « Jeunes actifs, chômeurs et retraités, c’est tous ensemble qu’il faut lutter. Jeunes actifs, chômeurs et retraités, c’est tous ensemble qu’on va gagner.

Avant le départ, Philippe Martinez, leader de la CGT a déclaré: « On ne va pas attendre le lendemain de l’élection présidentielle pour augmenter les salaires ». Il avait réclamé la veille des « réponses urgentes », insistant « qu’ il y avait un problème de salaires dans ce pays ». Son syndicat réclamait aussi une hausse de 20 % du smic.

De son coté, Yves Veyrier, secrétaire général de FO a réclamé une « revalorisation urgente de tous ces métiers scotchés au smic ». Il s’appuie sur « les augmentations de prix qui sont venues accentuer la pression sur le pouvoir d’achat. »

Simon Duteil, codélégué général de l’union syndicale Solidaires, a revendique, un smic à 1 700 euros net et une augmentation des pensions pour qu’il n’y ait pas de pension de retraite au-dessous du salaire minimum.

Grève moyennement suivie

On notera tout de même que la grève a été peu  suivie dans les transports avec un trafic « normal  » pour les TGV, et « quasi normal » pour les TER, sauf en Normandie où il a été « perturbé « . L’éducation nationale ne relevait que 4,06% en milieu de journée parmi les enseignants. Dans l’énergie, la production nucléaire est en grève à 30%.

D’autres défilés se sont déroulés en Province: à Lyon (2 300 personnes); Marseille (3 500 où s’est tenue une grève des éboueurs; Toulouse (2 400); Montpellier; Lille; Bordeaux; Nice ou Toulon…

La réforme de l’assurance-chômage en jeu

Tout comme pour la réforme des retraites, le gouvernement a proposé un nouveau décret portant sur la réforme de l’assurance chômage (application prévue le 1er octobre). Selon les syndicats, cela dégrade  le niveau des allocations et les droits, créant  de fortes inégalités entre les allocataires. Pour des personnes alternant périodes de chômage et contrats courts, ce serait à eux  de faire pression sur le patronat pour obtenir de meilleures conditions d’emploi.

Nouvelle manifestation anti-pass

Le 9 octobre, une nouvelle manifestation anti-pass a eu lieu. Elle faisait suite au maintien du pass sanitaire, au moins jusqu’au 15 novembre.  Pour ce 13ème samedi, la mobilisation était encore en baisse avec 45 300 participants . A Paris, 5 300 personnes étaient séparés en 2 cortèges. Les revendications étaient les mêmes que les semaines précédentes. On a rencontré  dans les cortèges, des pompiers et des soignants dont certains suspendus pour cause de non présentation de pass sanitaire. Sur les pancartes, on pouvait lire « France, sois digne, liberté vaccinale » ou « Plutôt amende et prison que piquée ». La liberté de vaccination est toujours au coeur des mobilisations, elle ne doit pas être sujette à un licenciement.

En province

D’autres cortèges  ont eu lieu à travers la France, A Limoges, les forces de l’ordre ont utilisé les gaz lacrymogènes.

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