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25 octobre 2020

Journal Impact European

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Une partie qui touche au « but »

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D’un mot à un autre ( ... ) chacun va « tirer » sur sa souffrance, ses blessures d’exil, ses origines, son déracinement, sa perte d’identité, ses rancœurs.

Comment une simple partie de pétanque peut-elle tourner à l’opposition et au règlement de mémoires ? Faites-y s’y confronter un pied-noir, un Français né de parents algériens, un Provençal « de souche » et un Parisien fraîchement débarqué. Leur dénominateur commun ? Un lien filial avec la guerre d’Algérie. Subitement, les paroles vont se délier malgré le silence que ce jeu impose.  D’un mot à un autre, ce sont les maux du passé qui vont resurgir sur ce terrain qui les unit et les rassemble. Résultat ? À travers le marquage des points, leur affrontement va s’étendre à leur histoire. Chacun va « tirer » sur sa souffrance, ses blessures d’exil. Chacun va y « pointer » ses origines, son déracinement, sa perte d’identité, ses rancœurs. Chacun va y « ajouter » sa vérité. Disputes, plaisanteries, embrassades reproches, tous les « lancers » seront permis.

À travers cette pièce, Philippe Chuyen a ressenti le besoin « de montrer qu’un juste travail de mémoire peut constituer une arme d’apaisement face à des batailles mémorielles qui sont souvent sources de haines et de conflits identitaires. Dépassionner le débat, c’est ce qu’attache à faire la pièce », par l’entremise de ses quatre protagonistes. Au-delà de « défendre le point » et de viser le « carreau », ils auront tout de même à cœur, au nom du souvenir et du pardon, de terminer cette partie de pétanque.

« Les pieds tanqués, quand les mémoires s’entrechoquent », une comédie dramatique écrite et mise en scène par Philippe Chuyen qui s’appuie sur des faits historiques – Une partie de pétanque d’1h15 qui devient un jeu de joutes verbales à la sauce provençale mêlant gravité des propos et humour –  Avec Thierry Paul (Loule, le Provençal « de souche »), Philippe Chuyen (Monsieur Blanc, le Parisien), Gérard Dubouche (, le pied-noir) et Mourad Tahar Boussatha (Yaya, le Français issu de l’immigration algérienne) – Au Théâtre Douze (Parus XIIème) du 24 septembre au 11 octobre du jeudi au samedi à 20h30 et les samedis et dimanches à 15h30 (en extérieur sur le boulodrome) – Réservations : 01 44 75 60 32 – www.theatredouze.fr

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